Industrie forestière : 178 travailleurs mis à pied chez Arbec, à Port-Cartier
Les activités forestières du groupe Rémabec et les activités de la scierie Arbec à Port-Cartier sont suspendues pour une durée indéterminée sur la Côte-Nord. Dans un communiqué de presse publié jeudi, le groupe Rémabec explique cette décision [Cette décision] vise à préserver la viabilité à long terme et à préparer une relance dès que les conditions redeviendront plus favorables. La guerre commerciale avec les États-Unis de même que l’accès à la ressource sont montrés du doigt par les dirigeants de Rémabec. Ces obstacles réduisent la compétitivité de l’industrie forestière québécoise, selon l'entreprise. Par écrit, Rémabec indique que les usines de Bioénergie AE Côte-Nord et de Carbonité « demeurent pleinement opérationnelles ». Le maire de Port-Cartier, Alain Thibault, a été mis au courant mercredi de la décision de Rémabec. Selon lui, près de 70 employés de la scierie seront mis à pied dès lundi. Selon le syndicat Unifor, en tenant compte de toutes les activités de Rémabec sur la Côte-Nord, le nombre d'employés et de cadres mis à pied s'élève à 178. Le maire Alain Thibault interpelle Québec pour la mise en place de solutions durables pour l'industrie forestière. Photo : Radio-Canada / Lucas Sanniti D'après Alain Thibault, les activités de Bio Énergie AE et de Carbonité qui dépendent des résidus forestiers d’Arbec ne sont pas touchées. Conscient des défis auxquels font face Rémabec et l’industrie forestière en général, le maire de Port-Cartier interpelle le gouvernement. Le gouvernement du Québec se doit d’intervenir pour régler ça le plus rapidement possible. La ministre de l’Emploi, Kateri Champagne Jourdain, se veut rassurante. Elle indique que son gouvernement soutiendra les près de 2000 travailleurs qui sont touchés par ces mises à pied à l’échelle du Québec. L'entreprise nous rassure. Ultimement, elle ne veut pas de pertes d'emplois définitives. On souhaite que la situation se replace pour pouvoir accueillir [...] les travailleurs [de nouveau]. De son côté, la ministre des Ressources naturelles et des Forêts, Maïté Blanchette Vézina, se désole des mises à pied annoncées par le groupe Rémabec. La ministre des Ressources naturelles et des Forêts, Maïté Blanchette Vézina, indique que la réforme du régime forestier pourra aider les entreprises forestières à traverser ces temps d'incertitude. Photo : Radio-Canada / Martin Guindon La ministre est d’avis que cette situation démontre la nécessité du projet de loi 97, destiné à moderniser le régime forestier. Cette nouvelle mouture répond à certaines préoccupations importantes de l'industrie forestière, notamment au sujet du zonage et de l’aménagement forestier, mais soulève aussi des questions environnementales au sein de la communauté scientifique. Le syndicat Unifor doit tenir vendredi une rencontre avec la direction de Rémabec pour connaître les plans de l’entreprise. Quant à l’usine de biochar Carbonité à Port-Cartier, qui utilise les résidus forestiers de l’usine Rémabec, ses responsables sont persuadés de pouvoir poursuivre leurs activités pour le moment. L’usine industrielle de biochar Carbonité, la première du genre au Canada, a commencé sa production en février dernier à Port-Cartier, au Québec. Avec des informations d'Alban Normandin et de Lucas Sannitidifficile, mais responsable
par le contexte économique et structurel.Le maire de Port-Cartier inquiet
Je trouve ça triste, c’est des employés qui ont des familles à faire vivre et qui sont encore pris dans des mises à pied. Ça ne faisait pas beaucoup de temps qu’ils avaient recommencé à travailler
, déplore-t-il. 
Dans le but de diminuer l’impact des mises à pied, j’ai eu la confirmation qu’ils vont essayer le plus possible de relocaliser leurs employés soit à Bio Énergie AE ou à Carbonité
, indique-t-il. Québec soutiendra les travailleurs
Je me suis entretenue avec Rémabec. J'ai eu un appel avec l'entreprise. Nous avons discuté de sa décision
, souligne-t-elle. Le contexte actuel d'incertitude, avec la question des tarifs, mais aussi la crise du bois d'œuvre, pousse l'entreprise à se sécuriser sur le plan financier
, poursuit la ministre.Mes premières pensées vont évidemment aux travailleurs, à leurs familles et à tous ceux et celles qui bénéficiaient de ces emplois, qui sont névralgiques pour les communautés forestières. Un emploi perdu en région, c’est un emploi de trop
, déclare-t-elle par écrit.
La modernisation du régime forestier nous permettra d’améliorer l’environnement d’affaires de la filière forestière en lui permettant de faire face aux conjonctures plus difficiles. Le conflit du bois d’œuvre ajouté à l'incertitude, causée notamment par les aléas du président Trump, nous force à revoir nos façons de faire
, précise la ministre Blanchette Vézina.Carbonité poursuit ses activités
À l'heure actuelle, Groupe Rémabec nous indique qu'il n'y a pas d'impact sur les activités de Carbonité. Nous continuerons de surveiller de près l’évolution de la situation
, déclare par écrit le président du conseil d'administration de Carbonité, Michel Gagnon.
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